Les projets du Centre Espérance

Nous avons décidé d’acquérir ce lieu pour plusieurs raisons :
1. organiser nos stages de développement personnel pour ne plus être tributaires de lieux extérieurs ;
2. cultiver de la nourriture à destination des membres actifs de l’association ;
3. créer un lieu de préservation de la biodiversité.

 

La gouvernance du Centre Espérance

Pour développer ces projets et nous organiser avec pragmatisme, l’association Actée dispose d’un Conseil d’Administration composé de 6 membres permanents. C’est ce groupe décisionnaire qui tranche s’il y a besoin ou qui décide s’il y a des urgences. Ils ont été reconnus aptes à prendre des décisions, par leur bon sens et leur sagesse.
Mais pour la plupart des sujets, tout le monde est consulté, tout le monde peut s’exprimer. Dans la grande majorité des cas, nous tombons d’accord, même s’il faut parfois discuter longtemps ou ajourner la prise de décision à un moment où les choses seront plus claires, où nous sentirons mieux quoi faire.
Lorsqu’il y a des tensions, des désaccords ou des conflits, nous avons la chance de pouvoir utiliser la méthode AGI pour gérer nos relations. L’un des enseignements les plus importants de la méthode est que chacun est responsable de ses émotions. Donc on ne s’en prend pas aux autres, on regarde en soi ce qui a réagi, quels conditionnements se sont enclenchés, et nous les effaçons petit à petit. Cela permet que chacun ait une bonne « hygiène émotionnelle », le groupe s’en trouve fortifié et nous réussissons à trouver des solutions adaptées aux situations rencontrées.
Depuis 2019 avec l’achat du lieu, on peut dire que ce type de gouvernance a vraiment fait ses preuves 🙂

fleurs de poirier dans un verger

 

1. Les stages de développement personnel

La principale activité du Centre Espérance consiste à organiser des stages de développement personnel avec la méthode AGI ®. L’avantage d’avoir notre lieu, c’est que nous sommes libres dans le calendrier, nous plaçons nos stages quand nous le souhaitons. Ainsi, nous organisons :
– des stages de 1 jours (formation au Yoga),
– des stages de 2 jours (initiation aux outils et stages à thème)
– des stages de 5 jours (séminaires de guérison chamanique au mois d’août).
De nouveaux types de stages et de suivis sont en préparation.
Si vous ne les avez pas encore lues, nous vous invitons à consulter les pages consacrées aux stages.

 

2. La production de nourriture

L’activité secondaire du Centre Espérance est de produire de la nourriture selon les principes de la permaculture et du jardin-forêt. Nous nous inscrivons dans une logique d’autonomie et de durabilité. Autonomie, car la production fruitière viendra de plus en plus compléter nos courses. Durabilité, car nous respectons le lieu, son sol, sa flore spontanée, sa faune, nous minimisons notre impact, nos efforts et notre utilisation de machines gourmandes en pétrole (la débroussailleuse est l’exception).
Nous avons décidé de travailler de cette manière, car elle correspond à notre vision des choses, mais aussi à notre fréquentation du lieu. En effet, même si une famille vit sur place, nous ne venons pas tous les jours, parfois pas toutes les semaines, donc difficile de mener le suivi nécessaire pour un potager classique dans ces conditions.
Nous avons préféré nous tourner vers la création de nombreux îlots de jardin-forêt multistrates, avec des espèces complémentaires. Cela permet notamment de favoriser la résistance et la résilience de nos plantations face au dérèglement climatique. Ça multiplie aussi nos chances d’avoir des récoltes grâce à la multiplicité des variétés plantées (par exemple en étalant les périodes de floraison des fruitiers face aux gelées tardives qui détruisent leurs fleurs). Nous tâchons de penser sa conception sur le temps long, car un jardin-forêt, ce n’est pas une technique agricole, c’est une manière globale de penser l’aménagement et le fonctionnement du lieu. Il questionne aussi notre rapport à la nature, par exemple notre tendance au contrôle et à la domination de la nature.

poirier en permaculture

 

3. La préservation de la nature

Les principes de la permaculture et des jardins-forêts vont dans ce sens : préserver la biodiversité. Nous avons décidé de ne mettre aucun produit chimique sur le terrain. Nous laissons volontairement certaines zones évoluer sans aucune intervention de notre part. Les travaux de débroussaillage se limitent aux zones que nous utilisons (chemins, abords de la grande tente, zone pique-nique, zone barnum, etc.).
Nous souhaitons favoriser la diversité végétale sur le terrain. Ainsi, nous laissons pousser spontanément des arbres du coin (chênes, frênes, châtaigniers, noyers, cerisiers, noisetiers…) et nous en plantons aussi chaque année dans le cadre de nos îlots. Nous espérons d’ailleurs que le rythme de plantation va pouvoir accélérer ces prochaines années. La variété des essences présentes permet autant de diversité de ressources pour la faune locale (habitat, abri, nourriture, notamment pour les butineurs…). Tant qu’ils ne représentent pas un danger en menaçant de tomber sur un bâtiment ou un lieu passant, les arbres morts ont le droit de se décomposer sur place avec tout le cortège d’animaux qui en profitent. Nous ne cherchons pas à ce que tout soit « nettoyé ».
Nous dérangeons le moins possible la faune sauvage présente. Nous laissons les serpents et les nids de guêpe (sauf la fois où elles se sont installées dans la wigwam et la fois où elles se sont mises sous la bâche du jardin d’aromatiques), nous laissons tranquille les nids d’oiseaux (les rouges-queues se plaisent chez nous !) ainsi que le loir qui s’est installé dans le garage. Et c’est un vrai plaisir de voir toute cette vie proliférer sur le terrain !
En fait, en dehors du bâti, un seul endroit est artificialisé sur le terrain : c’est notre parking en gravillons.

poirier en permaculture

 

Page suivante : Quelques photos des chantiers bâti.

Pour toute demande d’information ou d’inscription à l’un de nos stages, le formulaire de contact est sur cette page.

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